Que faire pour rassurer nos élèves sur leurs acquis lorsque nous les retrouverons en classe début juin ?

Voici une proposition  pour réviser et consolider les acquis (compétence « se repérer dans le temps ») tout en travaillant avec les élèves  la compétence « pratiquer différents langages : écrire pour structurer sa pensée… »

Le transcodage, une solution parmi d’autres

Beaucoup utilisée en mathématiques, cette technique vise à traduire une information dans un code différent… En histoire-géographie, nous la pratiquons régulièrement : lorsque nous demandons aux élèves de décrire et expliquer un croquis à partir de la légende par exemple, ou alors lorsque nous travaillons la rédaction d’un texte organisé à partir d’une carte mentale.  Beaucoup d’enseignants forment les élèves à cette pratique pour les aider à structurer le développement construit.

Lorsque nous retrouverons nos élèves, il pourrait être intéressant de les solliciter sur les quelques nouvelles séquences réalisées lors de la période du confinement ou celles travaillées avant la mi-mars, en faisant appel à cette technique.

Travailler la rédaction d’un texte construit à partir d’une carte mentale

Selon le niveau de maîtrise et/ou les difficultés rencontrées par les élèves, il est possible de proposer deux types d’activité sur une même séquence. Prenons un exemple en classe de troisième pour la séquence d’Histoire « Un monde bipolaire au temps de la guerre froide ».

1. Consignes données aux élèves (niveau confirmé / expert)  :

 – Notez les mots / notions qui vous viennent à l’esprit lorsqu’on évoque la guerre froide

– Classez ces mots / notions en grands thèmes et pour chacun, trouvez un titre

– A partir de ces différents grands thèmes, construisez une carte mentale

– A partir de la carte mentale ainsi élaborée, rédigez un texte structuré autour des différents thèmes que vous avez identifiés.

2. Consignes données aux élèves (niveau apprenti / initié) :

– Classez les mots / notions donnés par le professeur en fonction des thèmes suivants : « un monde divisé en deux blocs », « des crises », « la fin de la Guerre froide ».

– Réalisez une carte mentale à partir de ces différents thèmes et mots/notions

– Rédigez un texte structuré à partir d’une des branches de la carte mentale (possibilité de proposer un travail d’écriture collaborative)

Même démarche mais à partir d’une prise de note visuelle

Il est également possible de proposer aux élèves une version « dessinée » de la carte mentale avec un exercice de sketchnoting qui est une représentation visuelle associant dessins et mots pour mieux mémoriser. Les principes sont expliqués dans cet article « Le dessin pour apprendre » , proposition du MoocHG5.

Le temps du confinement ou du travail à la maison, sans forcément de connexion est propice à s’initier à cette technique si elle convient à certains de nos élèves et si elle a été déjà abordée en classe ! En vue de la reprise, le professeur peut proposer à ses classes de relire les nouvelles séquences et de chercher à les traduire sous cette forme. Une présentation orale est possible, avec la projection des productions qui peuvent être alors enrichies par des éléments suggérés par les autres élèves. Puis un temps de travail écrit peut être proposé.

Voici un exemple de carte mentale dessinée, pour la séquence d’histoire de troisième « Femmes et hommes dans la société française des années 1950 aux années 1980 » :

Une alternative à la carte mentale :  « la fresque du chapitre »

Il s’agit de construire une fresque qui reprend les principaux documents iconographiques étudiés durant le chapitre en demandant aux élèves de les associer librement, de façon logique et organisée.

Le professeur propose aux élèves les documents sous forme de vignettes et leur demande de les organiser sur une feuille A3. Ils sont incités à les associer en ajoutant des liens, des flèches et des mots/idées…afin de donner du sens à l’ensemble.

Là encore, une connaissance des principes du sketchnoting peut être utile (voir article cité ci-dessus).

Après une mise en commun, la fresque peut servir de point de départ pour la rédaction de tout ou partie d’un développement construit.

Exemple en classe de troisième pour la séquence « Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l’Europe de l’entre-deux guerres » :